Airness : la réussite selon Malamine KONE

Publié le par Erwan BUREL - Haute Performance Professionnelle

 

 

Malamine KONE
Président-fondateur d'Airness
et de MK Promotion



     


Réussir sa vie professionnelle. Se réaliser dans son activité. L'ambition est noble et le but vital. C'est la vocation de Haute Performance que de toujours mieux comprendre et de partager le "comment" de la réussite.

Se poser la question du "comment" est le signe de la volonté d'agir, d'assumer ses rêves et d'oser les transformer avec efficacité en projets qui aboutiront. Pour réussir, il faut progresser donc apprendre, encore et sans cesse. Alors quand, par chance, un exemple de réussite nous expose son parcours, on l'écoute. Chaque parole est un conseil et un encouragement à suivre sa propre voie.

J’étais sur la route des vacances lorsque j’ai entendu cette interview de Malamine KONE sur BFM Radio. Immédiatement, mon attention a été retenue. Pourtant, il me faut bien avouer que je ne me souvenais pas avoir entendu parler de lui auparavant. Pire, la marque Airness elle-même n’évoquait rien de particulier pour moi. Seule l’évocation du logo m’a fait penser : « Ah oui… ça me dit quelque chose… ». Inutile de me justifier…

 


  Pour écouter l’intégralité de son interview du 23 juillet 2009 sur BFM Radio
par Edwige Chevrillon dans son émission Les sagas du pouvoir :

Cliquer ici
     


Sommaire


1 - AIRNESS - Les chiffres qui parlent...

2 - Malamine KONE - Les facteurs clés de sa réussite

3 - Un parcours remarquable

4 - AIRNESS - Une marque, une aventure, une histoire



1 - AIRNESS - LES CHIFFRES QUI PARLENT

1ère marque française de sportswear fondée en 1999 par Malamine KONE.


Chiffre d'affaires 1998 : 80 millions d’Euros


Airness est l'équipementier officiel de sportifs de haut niveau et d’équipes prestigieuses :

  • 9 sélections de football
  • 2 joueurs de tennis : Nikolaï Davydenko et Nadia Petrova
  • 1 équipe de rugby : Bourgoin-Jallieu
  • 1 équipe de basket : Nancy

2 - Malamine KONE - LES FACTEURS CLES DE SA REUSSITE


Malamine KONE, c'est :
 

>  Un battant : un sportif de haut niveau qui applique dans sa vie les valeurs du sport : le goût de l'effort, du défi, de l'audace, de la persévérance, du dépassement de soi...


>  Quelqu’un de sympathique et d’un enthousiasme communicatif. Il suffit de l’écouter pour en être convaincu comme je l’ai été. Son discours séduit.



Ses savoir-faire et ses qualités 

> Il a su s’entourer de personnes de confiance qu’il a su convaincre.


> Il a su communiquer son énergie pour que des personnalités influentes appuient son projet.


> Il a compris les attentes de ses consommateurs car il ne faudrait pas oublier ce qui a fait le succès de Airness : des produits qui ont immédiatement séduit le public. .


>  Il sait apprendre  pour progresser.


>  Il s’est différencié. Il ne voulait pas faire comme les autres.


>  Il est audacieux.


>  Il est tenace.


Le plus important, il nous le répète : il aime ce qu'il fait !



3 - UN PARCOURS REMARQUABLE !

Trop souvent, les cas de réussite de « jeunes des banlieues issus de l’immigration » se cantonnent à la performance sportive (Zidane bien sûr mais tant d’autres aussi…). Les cas de créateurs d’entreprises réussies sont plus rarement montrés en exemples : peut-être parce que leur réussite est souvent plus modeste…


Bel exemple de sportif de haut niveau reconverti avec succès dans la création et la direction d’entreprise.


« Quelle que soit son origine, il faut garder à l’esprit que tout reste possible »

« Si l’argent n’a pas d’odeur, la réussite n’a pas de couleur ! »

« Il faut que la fatalité laisse la place à l’envie »



Retour sur images -

Malamine KONE a aujourd'hui 37 ans. Né au Mali, c'est grâce au regroupement familial qu'il rejoint, à l'âge de 10 ans, ses parents dans la Cité des Francs Moisons dans le 93...

 


Elevé par son arrière-grand-mère jusqu'à ses 10 ans, il gardait les moutons et était complètement analphabète. Depuis, l'homme a fait son chemin et retourne régulièrement en Afrique tendre la main à des enfants comme celui qu'il a été parce que « la réussite est quelque chose qui doit se partager ».


Une mère femme de ménage, un père électricien, une fratrie de 9 frères et sœurs.


S’il avait « mal tourné », on se serait empressé de dire « Pas étonnant. Vu d’où il vient, il n’avait aucune chance de s’en sortir ». A contrario, c’est donc un parcours exceptionnel que le sien. Alors quoi ? Ce n’est qu’une question de chance ? Il aurait plus de « pot » que les autres ? Pas si simple…


«La France a été une seconde chance pour moi. Je savais qu’il fallait travailler deux fois plus que les autres en tout cas pour réussir, pour m’intégrer.»


La première image frappante qu’il a eu de la France en arrivant ? L’escalator à l’aéroport ! De l’enfant de 10 ans qui hésite à poser le pied sur l'escalier mécanique au businessman aguerri d'aujourd'hui, il lui aura fallu peu de temps pour comprendre comment faire fonctionner l’ascenseur social !


Enfant, au Mali, il entendait dire qu’en France les gens ne marchaient pas sur le sol et qu’ils se déplaçaient dans les airs. Mais il a vu finalement que « Tout le monde était pareil (…) On marchait bien sur le sol et (qu’) il fallait travailler pour réussir. »


Travailleur, il l’est assurément ! Après avoir obtenu le bac, M. Kone décroche un DEUG de Droit, sans jamais redoubler… Il n’a pas connu les bancs d’une école de commerce. A croire, qu’il n’en aurait pas eu besoin puisqu’il avait déjà tout en lui…


La Cité des Francs Moisins (93) était un rêve pour lui ! Ironie du sort quand on sait que, dans les années soixante, avant son arrivée, les Francs Moisins constituaient l’un des plus importants bidonvilles de France.

« La cité j’en garde un très bon souvenir, il y a ce mélange, cette diversité de cultures et on apprend beaucoup de choses. (...) Dans les quartiers difficiles, il y a beaucoup de personnes qui veulent se battre pour s’en sortir. Beaucoup de personnes ont des idées. »


« Mon père m’a mis à la boxe pour apprendre à canaliser mon (trop plein) d’énergie et m’en sortir positivement». Il sera pré-selectionné pour les J.O. d’Atlanta !
Les épreuves douloureuses, il connait. Un grave accident de la route met un terme à tous ses espoirs de gagner les podiums olympiques.

 

« Quand on veut réussir, il faut toujours avoir l’envie. (…) Même si je savais que ça allait être très difficile, il fallait apprendre. » Pour s’intégrer dans la cité, dans cette France encore inconnue bien sûr, mais avant tout dans sa famille pour pouvoir communiquer avec ses frères et sœurs.


 
« Je ne voulais pas faire comme les autres. Je voulais créer une ligne de vêtements de sport d’abord pour les valeurs que le sport représente : la combativité, la rigueur, le travail, la performance, le goût du défi, le respect».




Un nom  - AIRNESS – « Toujours plus haut, toujours plus fort – No limit», surnom donné à Michaël Jordan, le champion de basket qu’on ne présente plus.


Un logo - La panthère noire du peignoir de boxeur de Malamine KONE !


« On vit malheureusement dans une société où il faut se battre tous les jours pour gagner sa place. »

« Les préjugés, la discrimination existent. Il faut faire abstraction de tout ça. Il faut se battre, aller de l’avant ! (…) Mais je pense que les choses évoluent positivement en France. »


Des relations de confiance - Amidou d'abord, le copain fidèle qui, dès son bac en poche, décide de se joindre à lui dans l’aventure Airness. Il travaille aussi avec un de ses frères et une de ses soeurs.

 

« La mode c’est les jeunes qui la font et les grands créateurs s’inspirent des tenues vestimentaires des jeunes. »




4 - AIRNESS - UNE MARQUE, UNE AVENTURE, UNE HISTOIRE


Un démarrage audacieux :


« Au lieu de monter un dossier et d’aller perdre mon temps à la banque pour essayer d’obtenir un prêt (…qui m’aurait été) refusé, tout simplement j’ai dessiné quelques modèles et je me suis mis à appeler tous les fabricants pour vendre ‘ mon histoire’ . »


1ère étape : produire !


Après plusieurs rendez-vous refusés ou qui n’aboutissent pas, il rencontre quelqu’un « sensible à (sa) démarche ».

La stratégie de lancement de Malamine KONE est très simple, audacieuse mais redoutablement efficace :


1.  M. Kone lui a juste demandé de fabriquer pour lui 5 sweat-shirts en précisant qu’ensuite il se chargerait lui-même de distribuer auprès de magasins.


2.  En cas de commande, le fabriquant avait alors à facturer directement au magasin pour encaisser la vente.


3.  Malamine Kone demande pour seule rétribution le remboursement de ses titres de transport !

Pourquoi demander si peu ? Il se nourrissait de son rêve : « Voir des gens porter ma marque, c’était mon bonheur ! »


Deux jours plus tard, les sweat-shirts étaient prêts.



2ème étape : vendre !


Malamine KONE a tout de suite le sens des affaires. Un peu de bluff, juste ce qu’il faut pour convaincre les directeurs de magasins.


« Bonjour, je m’appelle Malamine Kone. Je suis représentant d’une nouvelle marque de sport qui s’appelle Airness, une marque qui cartonne aux Etats-Unis. Vous avez de la chance : cette marque veut s’implanter en France (selon) une distribution sélective. »


Hélas, si l’argument est gonflé, il ne suffit pas à convaincre autant qu’il le souhaitait. Croyez-vous qu’il se soit découragé ?


Malamine est tenace et persévérant. Un gérant de « Sport 2000 » d’Aulnay-sous-Bois (93) en fera les frais, pour son plus grand bien. En effet, le fondateur d’Airness lui rendait si souvent visite que le gérant se demanda même si l’homme n’envisageait pas de le braquer !


Sentant monter l’exaspération de son interlocuteur, M. KONE lui mit un marché en main. C’était une opération de la dernière chance. Il lui livrait les 5 sweat-shirts en lui promettant l’intégralité de la recette en cas de vente mais à une seule condition : placer 1 exemplaire en évidence dans la vitrine !


Et là, ça marche ! On en achète, on en redemande !...


3ème étape : développer !


Steve MARLET, le célèbre footballeur, et Malamine Kone étaient au collège ensemble.

   
   
Ecoutons le footballeur évoquer ses souvenirs :


« J’étais dans ma dernière année à Auxerre, il m’avait parlé un peu du projet. Mais l’année d’après, j’étais transféré à Lyon et là les choses sont devenues un peu plus sérieuses. Il était venu à la maison, avec des dossiers et il m’expliquait… Je me souviens à l’époque, il avait un catalogue mais c’était des dessins, ce n’étaient pas des photos. J’avais accroché et quelques jours après (…), il était à fond dans le truc, il avait organisé une conférence de presse, dans un hôtel avec ma photo en grandeur réelle. (…) Il avait vraiment fait les choses en grand. Et ça a démarré là quoi !... »

   

 


Et Malamine KONE d'ajouter :

« Quand j’ai démarché Steve, je n’ai pas démarché un ami j’ai démarché un sportif de haut niveau. Il ne fallait pas blaguer. Quand on veut démarrer une marque, c’est une affaire sérieuse.»


Une conférence de presse représente un coût. M. Kone a pu compter sur l’appui de son fabricant convaincu du sérieux de la démarche.

 

Puis, d'autres suivront, parmi les meilleurs : Djibrill CISSE, Didier DROGBA, Daniel VAN BUYTEN, Luis FERNANDEZ, Franck LEBOEUF, Laurent BLANC, Guy ROUX, Jean-Pierre PAPIN et tant d’autres…


Proximité, marque à taille humaine, respect, considération, écoute, innovation et sur-mesure seraient les atouts de Airness pour convaincre ces champions d’arborer la marque.



4ème étape : Gérer la croissance ! Le temps de la maturité…



Décidemment, M. KONE sait approcher les meilleurs dans leurs domaines.

En s’associant à Romain AFFLELOU (le fils) pour créer des lunettes, il a poursuivi son apprentissage pratique du management d’entreprise. Ecoutons ce que son associé dit de lui :
«En plus de bien connaitre le marché du sportswear, Malamine a du « nez » pour trouver les bonnes affaires, pour trouver les « coups ». Il a réussi à créer un empire en l’espace de 5 ans. »

 


« J’ai appris sur le tas et aujourd’hui on est structuré comme une entreprise normale. »

Le  recrutement : une affaire confiance « les yeux dans les yeux ». « Il faut travailler parce qu’on veut faire avancer les choses et parce qu’on sait qu’on est capable de le faire. »


La communication : « MK promotion » est le fer de lance de la communication de Airness. Environ 14 personnes réunies autour de M. Kone en charge de valider les produits et de définir la stratégie de communication et de promotion.


La commercialisation : Airness fonctionne exclusivement sous forme de licences. C’est inscrit dans le code génétique de la marque : historiquement, pour lancer son entreprise, M. Kone a adopté la commercialisation sous licence comme solution à la question du financement de la marque.


La stratégie de développement : la volonté actuelle est de consolider le marché français et de pénétrer progressivement le marché européen (Allemagne, Suisse, Benelux,…) et à terme les Etats-Unis !



5ème étape : Boucler la boucle


Aujourd’hui, M. KONE contribue, avec générosité, à « donner l’exemple et créer de l’espoir » auprès des jeunes qui veulent s’en sortir. Il a fait école en quelque sorte : ils et elles sont nombreux, dans les banlieues, à vouloir suivre sa voie en créant leur propre marque à partir de rien.


De rien ?....  Pas vraiment car MALAMINE avait déjà tellement en lui-même qui ne demandait qu’à être réalisé !



Pour être juste, il convient de saluer le travail de Edwige CHEVRILLON grâce à qui cet article a été rendu possible. Journaliste de BFM Radio, elle a conduit l'interview de Malamine KONE dans l'émission "Les sagas du pouvoir"




Erwan BUREL - www.haute-performance.fr
HAUTE PERFORMANCE Conseil Formation Accompagnement
contact :
erwan.burel@haute-performance.fr

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CLAUDE 06/10/2009



BONJOUR,


 


Je viens de tomber sur le blog suivant :


http://haute-performance.over-blog.com/article-35022596.html


 


Comme Malamine Konet à ces débuts je recherche tous DISTRIBUTEUR DE VÊTEMENTS EN FRANCE OU EUROPE ? Mis à part le groupe JAJ. (J'ai déjà
la Fabrication, les usines mais pas de distributeur à la hauteur de mon Ambition).


 


MERCI ENORMEMENT


 


A+


 


Sur mon mail :


claude_poulard@yahoo.fr